La politique des barrages s’est imposée comme un levier majeur du développement hydraulique au Royaume. Bien qu’on l’associe souvent à la vision stratégique du Roi Hassan II, c’est sous l’impulsion du Roi Mohammed VI qu’elle a connu un tournant décisif. En effet, la gestion de l’eau est l’une des priorités du Souverain. Il en a fait une urgence nationale, en réponse aux enjeux liés au changement climatique et à la raréfaction des ressources hydriques. Le bilan des deux dernières décennies illustre d’ailleurs les avancées réalisées depuis le début de son règne, et témoigne d’une anticipation constante, visant à sécuriser les ressources hydriques du Royaume. (Publicité) (Publicité) Les barrages, pierre angulaire de la sécurisation des ressources hydriques Conscient des enjeux stratégiques qu’elle représente pour le développement durable, la question de l’eau a été inscrite par le Roi Mohammed VI au cœur des priorités nationales, et ce depuis son accession au Trône en 1999. Bien plus qu’une ressource, l’eau constitue aujourd’hui un levier essentiel de sécurité alimentaire et un facteur de stabilité sociale. Cette vision s’est concrétisée à travers une stratégie hydrique globale, mettant l’accent sur des leviers clés, avec les barrages en tête. C’est la pierre angulaire de l’aménagement et de la sécurisation des ressources. En effet, un total de 62 barrages ont été réalisés sous son règne. 14 autres grands barrages, totalisant une capacité d’environ 4,8 MMm3, sont en cours de réalisation au niveau de six régions, tandis que sept nouvelles infrastructures sont programmées au-delà de 2027. La capacité de ces dernières s’élèvera à 3,36 MMm3. Ces projets porteront le nombre total des barrages à plus de 170 à travers le Royaume, avec une capacité d’environ 29 MMm3, qui permettra de sécuriser davantage l’approvisionnement en eau potable et en irrigation, particulièrement dans les zones arides et semi-arides. D’autres projets de barrages de taille moyenne et de retenues collinaires sont pour leur part également en cours de réalisation ou prévus dans les prochaines années. Cette nouvelle génération d’infrastructures répondra, pour sa part, aux besoins spécifiques des territoires enclavés, favorisant ainsi le développement agricole local.  Medias24 Medias24 La capacité actuelle dépasse 20 milliards de m3 Comme expliqué ci-haut, depuis les premières années du règne du Roi Mohammed VI, un total de 62 barrages ont été édifiés au Maroc, augmentant la capacité de stockage du Royaume de plus de 6,35 MMm3, pour atteindre aujourd’hui un volume de plus de 20 MMm3. 56% de ces 62 barrages contribuent à l’approvisionnement du Royaume en eau potable. L’irrigation reste prioritaire, avec une part de plus de 72%, contre à peine 11,3% pour la production d’énergie. Les régions Béni Mellal-Khénifra (8 barrages), Marrakech-Safi (8 barrages), l’Oriental (7 barrages), Rabat-Salé-Kénitra (7 barrages) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7 barrages) arrivent en tête en termes d’unités. En termes de capacité de stockage, la région Rabat-Salé-Kénitra (plus de 1,6 MMm3) se classe en première place, suivie de Drâa-Tafilalet (plus de 1,18 MMm3), et de Fès-Meknès (plus de 1 MMm3). Leurs ressources sont principalement destinées à l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation.  Les grands barrages réalisés sous le règne du Roi Mohammed VI Parmi les principales infrastructures réalisées par le Roi Mohammed VI, citons le barrage Tidass, pour lequel une enveloppe budgétaire de 867 MDH a été mobilisée. Situé dans la région Rabat-Salé-Kénitra, dans la province de Khémisset, à 70 km au sud-oued de la capitale administrative, ce barrage illustre pleinement la stratégie nationale de valorisation et de sécurisation des ressources hydriques. Mis en service en 2022, ce barrage, édifié sur l’Oued Bouregreg, est d’une capacité de 507 Mm3. Il joue un rôle important dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable des villes d’Oulmes, Zhiliga, Brachoua, Maaziz et les centres liés, soit une population estimée à 141.000 habitants. Le barrage Tiddas, qui s’impose comme un maillon essentiel du dispositif hydraulique régional, contribue aussi à l’irrigation de 4.627 ha, dans les périmètres de Béni Zoulit, Aït Zaghou, Aït Boumska, ainsi qu’à la régulation des apports du bassin de l’oued Bouregreg et à l’atténuation des risques d’inondations dans sa vallée. La surélévation du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah est également l’un des projets phares réalisés durant le règne du Roi Mohammed VI, avec un budget conséquent de 570 MDH. Achevé en 2007, ce barrage constitue aussi un projet hydraulique structurant de la région Rabat-Salé-Kénitra. Situé dans la préfecture de Rabat, il a vu sa capacité plus que doublée, passant de 446 Mm3 à 1 MMm3. Edifié également sur l’oued Bouregreg, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah contribue aujourd’hui à l’alimentation en eau potable de plus de 10 millions d’habitants, et joue un rôle clé dans le transfert de l’eau à partir du bassin de Sebou vers le bassin d’Oum Er-Rbia. Par ailleurs, en plus de ces...