Interpellé au Parlement au sujet du phénomène du port et de l’utilisation d’armes blanches qui crée « la terreur dans nos rues », le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a indiqué que son département se préparait à sanctionner sévèrement cette infraction.
« C’est un sujet dangereux. Certains portent des couteaux, d’autres des coutelas ou des sabres etc. (…). Dans le projet de Code de procédure pénale, nous ne nous sommes pas penchés sur l’article 507, mais sur l’article 303 bis, et nous avons élargi la notion d’armes blanches, en étant plus sévères au niveau de la sanction », déclare-t-il.
« On a un policier dont la main a été sectionnée à Agadir, des jeunes filles qui ont été défigurées, etc. Nous devons être sévères à cet égard, et nous le serons pour sanctionner ces gens. Cela n’a aucun sens qu’un citoyen circule dans la rue en portant un sabre, un couteau ou même un tournevis », estime le ministre.
Selon lui, « il faut mettre fin à ce sujet ». Il souligne même que « l’orientation que prend la justice est louable » et remercie « la police et la gendarmerie qui vont dans ce sens ».
Pour rappel, le sujet de l’application de l’article 507 du Code pénal, jugée injuste par les groupes ultras casablancais, prend de plus en plus d’ampleur au Maroc, et ce, en raison de la vigoureuse mobilisation des groupes ultras étrangers qui dénoncent, eux aussi, l’utilisation néfaste de cet article.
Il convient de préciser que l’article 507 du Code pénal sanctionne, par la perpétuité, le vol avec port d’arme blanche. Les groupes ultras casablancais estiment que cette disposition est appliquée contre leurs membres dans un but répressif.