Le concert d’ouverture du Festival de Fès des musiques sacrées a offert une succession de fragments inspirés de la beauté du monde, de la multiplicité de ses expressions et de l’esthétisme d’une Afrique colorée, baroque et parfois burlesque.
Dans une scénographie narrative et chorégraphique exceptionnelle, ce spectacle a mis en scène, en sons et en images, la thématique centrale de l’édition 2025, valorisant la notion de « Renaissance » comme une impulsion de renouveau culturel, spirituel et artistique, dont le Maroc se veut un modèle.
Des dizaines d’artistes représentatifs de la programmation diversifiée du festival de Fès se sont succédé devant les murailles historiques de Bab Al Makina, parmi lesquels les femmes de Mayotte (îles Comores) qui perpétuent le rituel soufi du « Deba », l’ensemble soufi « Areej » du Sultanat d’Oman et la Compagnie Méhansio de Côte d’Ivoire.
Il s’agit également des « Kassaïdes » mourides du Sénégal, des Tambours du Burundi, de la danse mystique du « Sama » de Meknès, et du chant sacré de la renaissance, interprété par la mezzo-soprano et colorature Battista Acquaviva.
Au terme de ce concert inaugural, la Princesse Lalla Hasnaa a remis le « Prix jeunes talents-Esprit de Fès« , organisé en partenariat avec la Fondation « Esprit de Fès », aux lauréats du conservatoire de musique de la capitale spirituelle du Royaume. Ainsi, les Prix du piano, du qanoun, du violon et du luth (oud) sont revenus respectivement à Imane Berrada, à Hiba Azzegar, à Zakaria Almoubakir et à Saad Ghannami.