Quelque 17.636 déclarations ont été déposées en 2024 par les entreprises concernées dans le cadre du dispositif de sanctions instauré par la loi n°69-21 sur les délais de paiement. Ce chiffre, présenté par la Direction générale des impôts (DGI), traduit une forte adhésion au mécanisme mis en place pour lutter contre les retards de paiement et marque un pas significatif vers un environnement des affaires plus sain, indique un communiqué du ministère de l’Économie et des finances.
Ce bilan a été présenté lors de la 7ᵉ réunion de l’Observatoire des délais de paiement, tenue le 11 juin à Rabat, sous la présidence de Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des finances, et de Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des hautes orientations royales du discours du 20 août 2018, qui appelaient les administrations et collectivités territoriales à honorer leurs engagements envers les entreprises, en soulignant que les retards de paiement peuvent conduire à des faillites et des pertes d’emplois, ajoute le communiqué.
La réunion a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la feuille de route de l’Observatoire, axée sur la réduction des délais de paiement et la préservation des droits des entreprises.
La CGEM a notamment mis en avant l’évolution positive du crédit interentreprises depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 69-21. Cette dernière a permis au crédit bancaire de redevenir la principale source de financement des entreprises, réduisant ainsi leur dépendance au crédit interentreprises.
Les résultats obtenus cette année ouvrent des perspectives encourageantes pour la consolidation de la confiance entre les acteurs économiques et le renforcement de l’initiative entrepreneuriale au Maroc, souligne la même source.