Après une saison agricole légèrement meilleure que la précédente, les agriculteurs se préparent pour le début d’une nouvelle saison agricole avec l’espoir qu’elle bénéficiera d’une amélioration des précipitations. 

Des pluies salvatrices qui réalimenteront les barrages et les nappes phréatiques, fortement affaiblis ces dernières années.

Au 13 octobre 2025, les réserves totales en eau des barrages marocains s’élevaient à 5,38 milliards de mètres cubes, soit 32,1 % de la capacité totale.

Par rapport à l’année dernière, les stockages des grands barrages n’ont pas beaucoup changé, à l’exception des régions orientale et du Sud-Est qui ont récemment connu plusieurs épisodes pluvieux.

Au nord, les barrages des bassins du Loukkos et du Sebou continuent de détenir les plus grandes réserves, lesquelles représentent la moitié des réserves actuelles. Cette prépondérance est assurée notamment par le barrage d’Al Wahda qui retient actuellement 1,5 milliard de mètres cubes, et par celui d’Oued Makhazin qui en retient 505 millions de mètres cubes.

En exploitant les données satellitaires disponibles, nous présentons ci-après les évolutions les plus marquantes des niveaux de remplissage des barrages du pays, comparées à l’année dernière.

Certains barrages affichent une amélioration par rapport à l’année dernière. Par exemple, le barrage Mohammed V, près d’Oujda, affiche un taux de 24 %, contre 12 % le même jour l’année dernière.

Dans la région du Sud-Est, le barrage Hassan Addakhil affiche également une amélioration importante de ses réserves, passant de 49% à 58% en raison des précipitations qui ont augmenté le niveau d’eau de l’Oued Ziz, principal oued alimentant le barrage.

Évolution des principaux barrages entre octobre 2024 et octobre 2025

Barrage Hassan Addakhil 

  • 11 octobre 2024 

  • 10 octobre 2025 

 

Le barrage de Sidi Mohammed Ben Abdellah, qui constitue la principale source d’approvisionnement en eau pour Rabat, Casablanca et leurs régions, affiche une nette amélioration de son taux de remplissage par rapport à la même période l’année dernière, passant de 33% à 67%. Contrairement à ce que l’on pourrait supposer, cette hausse significative est principalement attribuable à l’interconnexion réalisée avec le bassin du Sebou, plutôt qu’aux précipitations récentes enregistrées dans la région.

Barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah 

  • 6 octobre 2024

  • 9 octobre 2025 

 

Le barrage d’Al Massira, qui constitue la principale source d’approvisionnement en eau potable de la région Casablanca-Settat, se trouve toujours dans une situation extrêmement critique. Alors que l’an dernier ses réserves plafonnaient à un niveau historiquement bas de 0,3 % (13 octobre 2024), elles atteignent à peine 2 % aujourd’hui, soit approximativement 65 millions de mètres cubes. Cette quantité est largement insuffisante pour répondre aux besoins de la métropole, qui s’est tournée vers d’autres solutions. Pour assurer son approvisionnement, elle s’appuie de plus en plus sur les ressources du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah et, dans une mesure croissante, sur l’eau dessalée provenant de la station de Jorf Lasfar.

Barrage d’Al Massira 

  • 11 octobre 2024

  • 11 octobre 2025

Dans la région de Bin Ouidane, les récentes précipitations ont entraîné une nette amélioration des réserves du barrage, dont le taux de remplissage est passé de 7% à 16% en l’espace d’un an. Cette infrastructure revêt une importance cruciale, tant pour l’activité agricole que pour le tourisme local. Cependant, à l’image du barrage Al Massira, les niveaux d’eau de Bin Ouidane avaient considérablement baissé au cours des dernières années, peinant souvent à dépasser le seuil de 7%. Cette baisse persistante a lourdement impacté les activités socio-économiques qui dépendent de cette ressource vitale.

Barrage Bin Ouidane 

  • 11 octobre 2024

  • 12 octobre 2025

Récemment, une récente étude a démontré que les eaux des barrages représentent la meilleure qualité d’eau au Maroc par rapport aux eaux souterraines et aux eaux des rivières aggravées par la pollution due à des activités humaines.