Le recul du Bitcoin s’explique d’abord par la situation des marchés mondiaux. Depuis plusieurs semaines, les investisseurs sont préoccupés par les tensions commerciales américaines, l’incertitude politique et les valorisations des entreprises technologiques.
Dans ce contexte, le Bitcoin n’a pas servi de valeur refuge. Au contraire, il a bougé presque exactement comme les actions américaines, mais en plus violent. Chaque fois que le S&P 500 baisse, le Bitcoin amplifie la chute.
La corrélation a grimpé vers ses niveaux extrêmes de 2022, montrant à quel point la cryptomonnaie dépend encore du cycle macro financier américain.
Taux, politique et liquidité : les causes directes de la chute du Bitcoin
La Fed a joué un rôle aussi important. Quand Jerôme Powell a laissé entendre que les baisses de taux pourraient prendre plus de temps que prévu, les anticipations de détente monétaire se sont affaiblies. Or le Bitcoin dépend énormément de la liquidité mondiale.
Autrement, moins la Fed apporte de visibilité et de confiance, plus l’actif devient fragile. La baisse des taux espérée début décembre est loin d’être réalisée, et le marché crypto a immédiatement corrigé.
La situation politique américaine a ajouté une nouvelle couche d’incertitude. Le principal texte censé clarifier le cadre réglementaire des cryptos a été mis en pause au Sénat après l’épisode du shutdown. Ainsi, l’idée que les institutions allaient soutenir le marché crypto apparaît désormais plus fragile que prévu.
Mais le problème le plus sérieux concerne la liquidité. Depuis octobre, les carnets d’ordres sont devenus très fins, reflétant moins d’acheteurs. Les ETF, qui avaient servi de pompe à liquidités au début de l’année, se sont mis à enregistrer des sorties continues, contribuant à évaporer plus d’un trillion de dollars de capitalisation sur l’ensemble du marché.
Le signal le plus inquiétant est venu des détenteurs de long terme. Ces investisseurs, historiquement les plus patients, ont cédé plus de 800.000 BTC en un mois.
