Le Chef du gouvernement rappelle que les TPME représentent plus de 90% du tissu entrepreneurial national et revêtent une grande importance dans l’économie du pays.
« Cette catégorie représente aujourd’hui plus de 90% du tissu entrepreneurial de notre pays. Elle constitue un puissant moteur de l’emploi à l’échelle territoriale et de réduction du chômage, en particulier chez les jeunes et les catégories vulnérables. Son importance s’accroît également à travers ses rôles essentiels dans la promotion de l’innovation et la création de la valeur ajoutée locale, ainsi que par sa contribution à la réduction des disparités territoriales et sa présence étendue dans les zones rurales et les zones moins développées, ce qui en fait un levier efficace pour réaliser la justice sociale et territoriale », indique-t-il.
La logique est simple. Si la grande majorité des entreprises se situe dans ce segment, toute amélioration de leur accès au marché, de leur trésorerie et de leur capacité d’investissement peut produire des effets économiques plus larges que des mesures ciblant uniquement les grands acteurs.
Akhannouch a ensuite passé en revue les mesures phares prises par le gouvernement pour soutenir les TPME, notamment à travers la commande publique.
« L’intérêt porté par le gouvernement aux TPME s’est d’abord concrétisé à travers les réformes apportées au système des marchés publics, lesquelles ont notamment prévu la réservation de 30% des montants des marchés programmés au profit de cette catégorie d’entreprises. Dans la même logique, le lancement effectif du régime spécifique destiné aux TPME constitue une étape stratégique dans la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Charte de l’investissement« , souligne-t-il.
« La Commission nationale de l’investissement a tenu 9 réunions et approuvé 250 projets pour un montant de 414 MMDH, permettant la création de 179.000 opportunités d’emploi », le Chef du gouvernement.
Akhannouch a ensuite mis l’accent sur la trésorerie et les contraintes financières des TPME. Selon lui, l’effort du gouvernement en matière de remboursement des arriérés de TVA a contribué à améliorer la trésorerie des TPME.
« Les efforts financiers supportés par l’État pour rembourser les arriérés de TVA au profit des entreprises en situation difficile ont atteint, à ce jour, près de 78 MMDH, contribuant ainsi à redynamiser leur trésorerie et à préserver leurs équilibres financiers. Sans oublier l’effet positif de la réforme de l’IS, à travers la réduction et l’unification du minimum de cet impôt à un taux de 20 % pour les entreprises dont les bénéfices sont inférieurs à 100 MDH, mesure qui a concerné en particulier le tissu des petites et moyennes entreprises », précise-t-il.
Autrement, sans liquidité, les dispositifs d’investissement restent théoriques et les entreprises arbitrent en faveur de la survie plutôt que de la croissance.
Dans le même sens, la question des délais de paiement est mise en avant comme un levier de soutien aux TPME.
« La loi relative aux délais de paiement applicables aux entreprises, ainsi qu’à la mise en place du dispositif de suivi y afférent, a permis de renforcer la transparence dans les relations commerciales entre les acteurs économiques et de contrôler le respect, par les grandes entreprises, des délais de règlement des créances de leurs fournisseurs », conclut le Chef du gouvernement.