Le Conseil a jugé opportun de baisser le taux directeur à 2,25 %, indique Bank Al-Maghrib dans un communiqué. Il continuera de suivre de très près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions réunion par réunion sur la base des données les plus actualisées.

Sur le plan international, « les perspectives, qui laissent entrevoir la poursuite du ralentissement, restent entourées de fortes incertitudes liées notamment à l’orientation des politiques économiques, en particulier commerciales. Ces évolutions, conjuguées au repli attendu des prix de l’énergie et à la détente sur les marchés du travail, se traduiraient par une poursuite de la décélération de l’inflation qui demeurerait néanmoins à des niveaux au-dessus des cibles des banques centrales des principales économies avancées ».

Au niveau national, le Conseil a relevé :

  • La dynamique notable de l’activité dans les secteurs non agricoles.
  • L’engagement du Gouvernement à poursuivre la consolidation des équilibres macroéconomiques, tout en maintenant l’élan des réformes, ainsi que de la feuille de route qu’il a adoptée récemment pour relancer l’emploi, notamment en stimulant l’investissement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).
  • La production agricole continue de pâtir des conditions climatiques défavorables.
  • L’inflation, après deux années de niveaux élevés, a connu un ralentissement très sensible en 2024, revenant à 0,9% en moyenne. Elle devrait, selon les projections de Bank AlMaghrib, s’accélérer, tout en restant à un niveau modéré oscillant autour de 2% au cours des deux prochaines années.