Dans un communiqué, l’ANME souligne l’émergence de « pratiques dangereuses qui fragilisent la profession » : l’usurpation du statut de journaliste, la normalisation du sensationnalisme, et la confusion entre journalisme et création de contenu sur les réseaux sociaux.
Elle alerte sur la montée d’un climat où l’information rigoureuse et encadrée cède la place à une anarchie médiatique alimentée par la recherche effrénée d’audience et de profit.
Face à ces dérives, l’Association appelle à un encadrement législatif plus strict et à un renforcement des réglementations existantes afin de lutter contre la prolifération des contenus trompeurs. Elle insiste sur la distinction essentielle entre les médias professionnels, soumis à des obligations légales et éthiques, et certains créateurs de contenu qui exploitent les plateformes numériques à des fins lucratives, souvent en contournant les règles fiscales et déontologiques.
L’ANME salue également les efforts des autorités en matière de régulation du secteur, notamment à travers le travail de la commission provisoire pour la gestion des affaires du secteur de la presse et de l’édition. Elle appelle enfin à une mobilisation collective des institutions et de la société civile pour protéger le droit du public à une information fiable et de qualité.