Lors de la conférence de l’Énergie organisée le mercredi 23 avril 2025 à Ouarzazate, Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du développement durable (MTEDD), a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif au développement d’infrastructures de gaz naturel.

Leila Benali a expliqué l’importance de ce projet pour assurer la bonne voie vers la transition énergétique. Il intervient dans un moment opportun alors qu’un grand retard est cumulé de 20 ans par rapport à la première feuille de route dédiée à l’infrastructure gazière, élaborée en 2004.

Ouvert aux opérateurs professionnels nationaux et internationaux, cet AMI s’inscrit dans le cadre de la concrétisation de la feuille de route de gaz naturel (2024-2030). Il s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle vision pour le développement du secteur du gaz naturel du Maroc, qui permettra d’assurer la transition énergétique en raison de sa flexibilité et d’accompagner l’intégration intensive des énergies renouvelables, notamment à travers des projets de cycles ouverts ou combinés utilisant le gaz naturel (exemple de la centrale d’Ain Beni Mathar).

Carte synthétisante des différentes étapes de la feuille de route du développement de gaz naturel au Maroc.

A terme, il permettra la construction d’un premier terminal GNL au nouveau port de Nador West Med, ainsi que la réalisation d’un réseau de gazoducs pour la connexion avec le gazoduc Maghreb-Europe (GME) et l’alimentation des centrales actuelles et futures de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et des zones industrielles de Kénitra et de Mohammedia. À long terme, il se connectera au gazoduc Afrique Atlantique qui livrera son premier flux de gaz naturel à partir de l’année 2029 (date de finalisation de la phase 1 du projet reliant le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal).