Selon la station de radio locale Cope, les Marocains résidant légalement en Espagne doivent faire reconnaître leur permis auprès des autorités compétentes pour éviter les sanctions lors des contrôles routiers. La Direction générale de la circulation espagnole (DGT) a renforcé les conditions, stipulant que seuls les permis obtenus avant l’établissement de la résidence en Espagne sont valables. Par ailleurs, les résidents doivent obtenir un nouveau permis en réussissant les examens officiels en espagnol, à la fois théoriques et pratiques.

Ces mesures, instaurées en 2004 par la DGT, ont pour objectif de prévenir les fraudes liées à l’obtention des permis de conduire. Elles ont conduit à la suspension de la reconnaissance automatique des permis délivrés au Maroc. Cependant, ces règles ne s’appliquent pas aux touristes marocains, qui restent autorisés à conduire en Espagne avec leur permis d’origine, sans obligation de posséder un permis international ni de procéder à une conversion.

Le quotidien local El Faro rapporte que ces réglementations ont suscité une controverse, notamment parce qu’elles touchent une catégorie vulnérable de travailleurs marocains.

Sabah Yacoubi, présidente de l’Association des travailleurs immigrés marocains (ATIM), a déclaré que l’examen théorique constitue un obstacle majeur pour ceux qui ne maîtrisent pas l’espagnol. Elle plaide pour un échange direct des permis ou, à défaut, pour que seule l’épreuve pratique soit exigée.

Face à ces mesures jugées injustes, des centaines de Marocains ont manifesté le 31 janvier 2025 devant le siège de la DGT à Madrid et l’ambassade du Maroc, réclamant une solution à ce qu’ils considèrent comme un problème discriminatoire.