La Direction de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole du ministère de l’Agriculture a lancé un appel d’offres international pour la réalisation d’un schéma directeur de développement de l’irrigation dans la région agricole de la Chaouia.
La situation est critique dans ce bassin où le barrage Al Massira, l’un des plus importants du Maroc, est presque à sec après sept années de sécheresse consécutives.
Vital, ce schéma directeur doit ouvrir la voie à l’irrigation et cela se fera en même temps que l’exécution du projet d’interconnexion entre les bassins de Bouregreg et d’Oum Er-Rbia, prévu d’être lancé avant décembre 2025.

Avec un coût global de 3,6 millions de dirhams, la mise en œuvre de ce schéma directeur devra intervenir dans un délai total de sept mois suivant l’attribution du projet.
L’objectif affiché dans le bassin de la Chaouia est de passer d’un bassin structurellement déficitaire à un bassin excédentaire. Cela permettra d’envisager le développement de l’irrigation sur de nouvelles terres.
Sur le plan concret, le schéma d’aménagement devrait définir les zones disposant d’un potentiel agro-socioéconomique pour l’aménagement hydroagricole à partir des ouvrages d’interconnexion.
Dans cette région historiquement vouée à la céréaliculture, ce schéma directeur devra identifier les zones d’agriculture pluviale (Bour) à haut potentiel qui pourraient bénéficier d’une irrigation de complément.
Concernant les zones irriguées situées près des grands réservoirs existants, le schéma étudiera celles qui sont susceptibles d’être renforcées ou réalimentées en eau.
Parallèlement, il évaluera, dans les zones d’irrigation privée, les mesures de sauvegarde ou de réalimentation possibles.
Ainsi, la superficie des terres susceptibles de bénéficier du projet d’interconnexion dans la Chaouia est globalement estimée à 250.000 hectares. Cette superficie sera répartie théoriquement comme suit : la Haute Chaouia (140.000 ha), la Basse Chaouia au niveau de la nappe de Berrechid (50.000 ha), et la zone d’El Gara-Nfidfikh (60.000 ha).
À l’issue de cette étude, trois projets prioritaires seront montés, totalisant une superficie de l’ordre de 80.000 ha, correspondant à des zones de très hauts potentiels sélectionnées sur la base des résultats techniques et économiques.
Pour chaque projet, l’étude devra calculer la rentabilité financière et économique sur des périodes de 20 et 30 ans, et prévoir un format adapté aux standards utilisés par les principaux bailleurs de fonds internationaux pour la préparation des documents de financement de projets d’investissement publics.
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