ANALYSE. Fouzi Lekjaa relance le débat sur la sous-évaluation du PIB
"Je suis persuadé, j'ai presque la certitude, que notre PIB est sous-estimé", a affirmé Fouzi Lekjaa lors d’une réunion à la CGEM le 22 janvier. Cette déclaration ouvre la voie à une réflexion plus large : une partie de la richesse réelle pourrait-elle échapper aux radars de la comptabilité nationale ? Entre normes internationales inadaptées, informalité persistante et angles morts méthodologiques, cette hypothèse, si elle se confirme, pourrait mécaniquement alléger le ratio dette/PIB et redorer l’image des finances publiques. Mais derrière les ajustements techniques se cachent des enjeux bien plus profonds : mesurer, c’est aussi définir ce qu’est l’économie marocaine, entre souks animés et secteurs structurés. Un débat où statistiques et réalités socio-économiques s’affrontent.
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