Zakaria El Aroussi, magistrat, chef de l’unité de suivi de l’exécution des mesures répressives et des décisions judiciaires à la Présidence du ministère public, a affirmé qu’à la suite des actes de violence, de sabotage et d’incitation constatés récemment dans certaines villes du Royaume, environ 193 personnes soupçonnées ont fait l’objet de poursuites.

M. El Aroussi a précisé, dans une déclaration aux médias, qu’une demande d’ouverture d’enquête a été présentée à l’encontre de 18 suspects, dont 16 ont été placés en détention par décision du juge d’instruction.

Il a ajouté que 19 autres suspects ont également été poursuivis par les parquets compétents en état d’arrestation, compte tenu de la gravité des faits qui leur sont reprochés, principalement des crimes de droit commun, sachant que certains d’entre eux se trouvaient sous l’emprise de stupéfiants.

Par ailleurs, 158 suspects ont été poursuivis en état de liberté, tandis qu’il a été décidé de classer les dossiers de 24 autres. Il a également été noté qu’un certain nombre de personnes ont été relâchées après audition via des procès-verbaux légaux.

M. El Aroussi a indiqué que ces manifestations non autorisées ont été marquées par des comportements étrangers à l’exercice pacifique du droit de manifester. Ces événements ont donné lieu à plusieurs actes de violence et de vandalisme, tels que des jets de pierres contre les forces de l’ordre, la destruction de biens appartenant à des citoyens, des dégradations de véhicules et de devantures de commerces, des vols, l’incendie de voitures appartenant à l’État, la détérioration de biens affectés à l’utilité publique, des violences ainsi que l’entrave à la circulation sur la voie publique.

Il a souligné que, dans la mesure où ces comportements ont porté atteinte à la sécurité et à l’intégrité des citoyens et relèvent du champ de l’incrimination pénale, des enquêtes judiciaires ont été immédiatement ouvertes à ce sujet, sous la supervision des parquets compétents et conformément aux dispositions légales en vigueur.

Il ressort également de ces enquêtes, a ajouté le responsable judiciaire, l’implication d’un certain nombre de mineurs qui ont été déférés devant la juridiction des mineurs afin que les mesures légales appropriées soient prises à leur encontre.

Il a par ailleurs révélé que les investigations ont mis en évidence la publication, par certaines personnes, de contenus numériques sur plusieurs comptes de réseaux sociaux dans le but d’inciter des individus à descendre dans la rue pour manifester. Des contenus numériques relatifs à des manifestations survenues à l’étranger ont aussi été diffusés pour tromper le public, gonfler les audiences et en tirer des bénéfices financiers.

Les enquêtes se poursuivent

Il a précisé que les enquêtes se poursuivent pour appréhender les autres personnes soupçonnées d’être impliquées dans les événements survenus dans la nuit du 30 septembre, lesquelles seront déférées devant les parquets compétents afin que les mesures légales appropriées soient prises en fonction des résultats des investigations.

En conclusion, il a insisté sur le fait que les parquets veillent à préserver la sécurité des citoyens et de leurs biens, ainsi qu’à maintenir l’ordre et la sécurité publics, tout en protégeant les droits et les libertés dans le cadre des missions qui leur sont confiées par la loi et la Constitution. Il a affirmé que les parquets n’hésiteront pas à appliquer la loi avec rigueur et fermeté afin de garantir la sécurité et l’intégrité des citoyens.